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Audit informatique : 10 points à vérifier avant la rentrée

Audit informatique : 10 points à vérifier avant la rentrée

Chaque année, la reprise de septembre s'accompagne d'une intensification des cybermenaces. Les équipes reviennent de congés, les connexions à distance reprennent en masse, et les attaquants le savent. Selon Cybermalveillance.gouv.fr, la plateforme nationale a enregistré plus de 500 000 demandes d'assistance en 2025, soit une hausse de 20 % sur un an, dont une progression de 73 % pour les seules entreprises. La rentrée 2025 avait d'ailleurs illustré cette réalité : collectivités, établissements de santé et grands groupes avaient été touchés dès les premiers jours de septembre, avec des services parfois interrompus pendant plusieurs semaines.

La rentrée est donc le moment idéal pour faire un point complet sur son système d'information avant que l'activité ne reprenne à plein régime. Un audit informatique structuré permet d'identifier les failles avant qu'un attaquant ne le fasse. Voici les 10 points à vérifier sans attendre.

1. Dresser l'inventaire du parc informatique

Impossible de sécuriser ce que l'on ne connaît pas. La première étape d'un audit consiste à cartographier l'ensemble des équipements : postes de travail, serveurs, imprimantes réseau, switches, pare-feu, objets connectés et applications métier. Cet inventaire doit préciser l'âge de chaque machine, sa date de fin de support constructeur et sa charge d'utilisation réelle.

Un matériel vieillissant coûte souvent plus cher à maintenir qu'à remplacer : pannes plus fréquentes, incompatibilités logicielles, absence de correctifs de sécurité. La rentrée est le bon moment pour identifier les postes à renouveler avant qu'ils ne deviennent un point de fragilité pour l'ensemble du réseau.

2. Vérifier l'état réel des sauvegardes

Une sauvegarde qui n'a jamais été testée n'est pas une garantie, c'est un pari. L'audit de rentrée doit couvrir à la fois la méthode de stockage et la capacité réelle de restauration, deux dimensions trop souvent négligées une fois la solution installée.

La règle du 3-2-1

Une politique de sauvegarde fiable repose sur trois copies des données, réparties sur deux supports différents, dont une copie externalisée hors du réseau principal. Cette architecture limite le risque qu'un rançongiciel chiffre simultanément les données de production et leurs sauvegardes, un scénario de plus en plus fréquent chez les attaquants qui ciblent désormais spécifiquement les serveurs de backup.

Le test de restauration

Vérifier que la sauvegarde s'exécute chaque nuit ne suffit pas : encore faut-il s'assurer qu'elle peut être restaurée intégralement. Un plan de reprise d'activité non testé est, dans les faits, un plan qui ne fonctionne pas le jour où l'on en a réellement besoin. En cas de rançongiciel, c'est cette capacité de restauration, vérifiée et chronométrée, qui détermine si l'entreprise redémarre en quelques heures ou reste paralysée pendant des semaines.

3. Contrôler l'authentification

L'authentification multifacteur (MFA) reste la mesure la plus efficace contre le piratage de comptes. D'après Microsoft, elle permet de bloquer 99 % des tentatives de compromission par vol de mot de passe. Pourtant, une large majorité de PME françaises n'en équipent toujours pas l'ensemble de leurs comptes professionnels, notamment sur la messagerie et les accès distants.

L'audit de rentrée doit inclure une revue de tous les comptes à privilèges : administrateurs systèmes, comptables, dirigeants. Chaque compte sans double authentification représente une porte d'entrée potentielle, d'autant que le piratage de comptes en ligne constitue, selon Cybermalveillance.gouv.fr, la première menace touchant les professionnels en 2025, avec une progression de 52 % en un an.

4. Mettre à jour systèmes, logiciels et firmwares

Les vulnérabilités connues et non corrigées restent l'une des portes d'entrée les plus exploitées par les attaquants. Un audit sérieux doit vérifier que les correctifs de sécurité (patchs) sont déployés automatiquement sur l'ensemble du parc, y compris les équipements réseau souvent oubliés : pare-feu, routeurs, imprimantes connectées.

Le report des mises à jour, souvent motivé par la crainte d'interrompre l'activité, s'avère à long terme bien plus coûteux qu'une politique de patch management planifiée en dehors des heures ouvrées.

5. Évaluer le niveau de protection des postes

L'antivirus traditionnel, basé sur la reconnaissance de signatures connues, ne suffit plus face à des attaques de plus en plus sophistiquées. Les solutions EDR (Endpoint Detection and Response) analysent les comportements en temps réel et permettent de détecter des menaces inconnues, y compris les attaques dites « sans fichier ».

L'ANSSI constate dans son panorama 2025 une part croissante d'attaques par rançongiciel touchant les PME, TPE et ETI françaises, qui concentrent 48 % des victimes traitées par l'agence. Vérifier que chaque poste, chaque serveur et chaque terminal mobile dispose d'une protection comportementale à jour fait désormais partie des fondamentaux d'un audit informatique.

6. La sécurité réseau et les accès distants

Le télétravail et les connexions VPN restent des cibles privilégiées, en particulier au retour de congés lorsque de nombreux collaborateurs se reconnectent simultanément depuis des équipements personnels ou mal sécurisés.

Pare-feu : segmentation et configuration

L'audit doit couvrir la configuration du pare-feu ainsi que la segmentation du réseau, avec une séparation claire entre les flux invités, la production et les postes d'administration. Ce cloisonnement limite la propagation d'une intrusion : un attaquant qui compromet un poste isolé ne doit pas pouvoir atteindre directement les serveurs critiques.

Accès prestataires et chaîne d'approvisionnement

Une attention particulière doit être portée aux comptes des prestataires et sous-traitants disposant d'un accès au système d'information. Ils constituent une voie de compromission indirecte de plus en plus exploitée : plutôt que de viser l'entreprise directement, les cybercriminels compromettent désormais un fournisseur IT ou un logiciel métier partagé pour atteindre l'ensemble de ses clients.

7. Tester la vigilance des collaborateurs

Le facteur humain reste déterminant dans la majorité des incidents. L'hameçonnage constitue le deuxième motif d'assistance pour les entreprises selon Cybermalveillance.gouv.fr, avec une progression de 29 % en un an, alimentée par l'exploitation des données issues des fuites massives. La rentrée, propice aux emails de reprise d'activité ou de relance commerciale, est une période où la vigilance collective a tendance à baisser.

Une campagne de simulation de phishing, couplée à une session de sensibilisation courte, permet de mesurer objectivement le niveau de risque humain de l'organisation et de cibler les formations sur les collaborateurs les plus exposés.

8. Vérifier la conformité RGPD et NIS2

Au-delà de la sécurité technique, un audit de rentrée doit aussi situer précisément l'entreprise par rapport à ses obligations réglementaires, en constante évolution.

Les exigences du RGPD

Pour toute organisation traitant des données personnelles, l'article 32 du règlement impose des mesures techniques et organisationnelles adaptées au niveau de risque. En cas de violation de données, la notification à la CNIL doit intervenir sous 72 heures, et les personnes concernées doivent être informées si le risque est élevé. Les sanctions peuvent atteindre 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires mondial, un plafond que la CNIL applique désormais activement.

L'élargissement du périmètre par la directive NIS2

La directive européenne NIS2 étend considérablement le champ des entités concernées, bien au-delà des seules infrastructures critiques historiques : prestataires numériques, sous-traitants et fournisseurs de nombreux secteurs entrent désormais dans son périmètre.

9. Faire le point sur les licences logicielles

Les audits informatiques ne se limitent pas à la sécurité : ils sont aussi l'occasion de vérifier la conformité et l'optimisation des licences en usage, notamment Microsoft 365. Une entreprise peut se retrouver à payer pour des licences sous-utilisées, ou à l'inverse être exposée à un contrôle en cas de sous-licenciement.

La rentrée est également le bon moment pour anticiper les évolutions tarifaires des éditeurs et s'assurer que les niveaux de licence souscrits correspondent réellement aux usages métier (sécurité intégrée, stockage, outils collaboratifs), plutôt que de renouveler par défaut un contrat existant.

10. S'assurer d'une supervision continue du système d'information

Le délai moyen de détection d'une intrusion se compte encore en semaines dans de nombreuses organisations. Sans supervision active, une compromission peut rester invisible pendant tout le temps nécessaire à un attaquant pour explorer le réseau, exfiltrer des données ou préparer un rançongiciel. Selon le baromètre CESIN 2026, 40 % des entreprises françaises déclarent avoir subi au moins une cyberattaque significative au cours de l'année écoulée.

Faire appel à un prestataire managé pour une supervision 24/7 (SOC) permet de bénéficier d'une détection continue et d'une réponse à incident structurée, à un coût généralement bien inférieur à celui d'une équipe de sécurité interne dédiée. Une option particulièrement pertinente pour les PME et ETI qui ne disposent pas de RSSI en interne.

Transformer l'audit en plan d'action

Un audit informatique de rentrée n'a de valeur que s'il débouche sur des actions concrètes et hiérarchisées. Toutes les failles identifiées n'ont pas le même niveau de criticité : mieux vaut traiter en priorité l'absence de MFA sur les comptes à privilèges ou une sauvegarde jamais testée, plutôt que de se disperser sur des correctifs secondaires.

Chez Stim Plus, nos équipes accompagnent les entreprises dans la réalisation de cet état des lieux : diagnostic du parc matériel, audit de sécurité, mise en place de solutions EDR et de supervision managée, accompagnement sur les licences Microsoft et renouvellement des équipements. Un échange avec nos experts permet d'identifier rapidement les priorités et de construire un plan d'action adapté à votre budget avant que la rentrée ne batte son plein.

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